Les Menhirs de Bennefraye : Quand la Préhistoire Surgit au Bord du Champ
Deux menhirs, vestiges d'un alignement mégalithique aujourd'hui presque disparu, se dressent encore au lieu-dit Bennefraye, à Freigné. Témoins silencieux…
Par Les Amis du Patrimoine de Freigné · · 2 min de lecture
Au lieu-dit Bennefraye, en bordure des champs cultivés, deux menhirs se dressent encore. Ils appartiennent à un ensemble mégalithique classé Monument historique, dispersé sur trois sites de la commune : ce qui reste d'un champ de pierres levées bien plus vaste. Une présence humaine sur le territoire de Freigné dès le Néolithique, soit il y a environ cinq millénaires.
Que reste-t-il de l'alignement d'origine ?
Comme tant de sites mégalithiques de l'Ouest, l'alignement de Bennefraye a subi les outrages du temps, les défrichements, parfois les récupérations de pierres pour la construction. Deux pierres dressées subsistent à Bennefraye même. Mais la protection, elle, porte plus large : classé par arrêté du 8 mars 1978 sous le nom d'« ensemble mégalithique », le site recouvre trois lieux de la commune — le Gué, la Roche-Noire et la lande de Vozelle. Le Cercle Culturel de Freigné, qui a recensé les pierres une à une, en compte sept encore debout, réparties sur trois propriétés : Vozelle, le Chêne et Bennefraye.
Une histoire qui dépasse Freigné
Ces menhirs s'inscrivent dans la grande tradition mégalithique de l'Ouest de la France. Les fouilles archéologiques récentes menées dans les Vallons-de-l'Erdre confirment l'ancienneté de l'occupation humaine sur tout le bassin de la haute Erdre. À Vritz notamment, l'INRAP a exploré un site de cinq hectares fréquenté depuis le Néolithique.
Du quartz blanc, et un menhir de schiste
Les pierres de Bennefraye sont en quartz, ce quartz blanc que le sous-sol de Freigné recèle en abondance et qui tranche si nettement sur le vert des champs. Une autre, en schiste cette fois, se dresse près de la rivière : les bâtisseurs ont pris ce que le sol leur donnait, ici et là, sans le faire venir de loin.
Une partie du site porte le nom de Vozelle — orthographié Voselle dans la notice de protection. Le Cercle Culturel y lit « la vallée religieuse ». L'étymologie est une lecture locale, que rien ne vient confirmer par ailleurs ; elle dit surtout ce que le lieu a longtemps représenté pour ceux qui vivaient autour. On sait par ailleurs que des pierres blanches issues de la destruction de menhirs de Vozelle ont été remployées pour bâtir l'oratoire de Pitié.
Sur les chemins de Freigné
Les pierres se devinent depuis les chemins ruraux, mais les parcelles qui les portent sont des propriétés privées : la notice de protection du ministère de la Culture le précise, et le Cercle Culturel compte trois propriétaires différents. On regarde donc depuis le chemin, sans franchir de clôture, sans toucher aux pierres et en respectant scrupuleusement les cultures environnantes. Une signalétique discrète sera prochainement installée par l'association, en partenariat avec la commune.
Situer ce lieu sur la carte interactive des Vallons-de-l'Erdre
Questions fréquentes
Où voir les menhirs de Bennefraye ?
Au lieu-dit Bennefraye, à Freigné, en bordure des champs. Les pierres se devinent depuis les chemins ruraux, mais les parcelles sont des propriétés privées : on regarde depuis le chemin, sans franchir de clôture ni toucher aux pierres, et en respectant les cultures.
De quand datent les menhirs de Bennefraye ?
Ils témoignent d'une présence humaine dès le Néolithique, il y a environ cinq mille ans. Vestiges d'un alignement mégalithique aujourd'hui largement disparu, ils sont classés Monuments Historiques depuis 1978.
Combien de menhirs reste-t-il à Bennefraye ?
Deux pierres dressées subsistent aujourd'hui, seuls vestiges d'un alignement autrefois plus vaste, amputé au fil des siècles par les défrichements et les récupérations de pierres.
Sources & pour aller plus loin
- Notice Mérimée – Ensemble mégalithique (menhirs de Bennefraye), Freigné (base POP, Ministère de la Culture)
- Cercle Culturel de Freigné, Petite et Grande Histoire de Freigné (origine des noms des rues et des villages)